À quoi elle sert
Le périnée est le hamac musculaire qui ferme le bas du bassin et soutient la vessie, l'utérus et le rectum. La grossesse l'étire par le poids qu'elle y fait porter, l'accouchement le sollicite d'un coup. La rééducation lui rend du tonus, mais surtout elle réapprend à le percevoir et à le contracter au bon moment — à l'effort, à l'éternuement, quand on soulève l'enfant.
Quand commencer
La prescription se fait en général lors de la consultation postnatale, six à huit semaines après l'accouchement. Il n'y a pas d'urgence : commencer plus tard ne compromet rien.
Ce qui est pris en charge
La prescription initiale porte classiquement sur dix séances. Le nombre n'est pas plafonné pour autant : le prescripteur peut en demander davantage s'il le justifie sur l'ordonnance. Les séances prescrites après l'accouchement sont prises en charge à 100 % par l'Assurance Maladie au titre de l'assurance maternité, dans les trois ans qui suivent la naissance. Elles se font auprès d'une sage-femme ou d'un kinésithérapeute, au choix.
Le périnée d'abord, les abdominaux ensuite
L'ordre n'est pas une préférence, c'est une mécanique. Les abdominaux classiques — relevés de buste, gainage en planche — poussent le contenu de l'abdomen vers le bas, donc sur un périnée qui n'a pas encore récupéré. On rééduque le périnée, puis la sangle abdominale, puis on reprend le sport. La course, les sauts, le trampoline et le port de charges lourdes attendent la fin.
Et sans fuites ?
L'absence de fuite urinaire ne prouve pas que tout va bien. La rééducation prévient aussi les descentes d'organes et les douleurs, qui peuvent apparaître des années plus tard, à la ménopause ou à la grossesse suivante.