Une fenêtre, pas une date
Santé publique France situe le début entre quatre mois révolus et six mois révolus. Pas avant : le tube digestif et les reins ne sont pas prêts. Pas après : le lait seul ne couvre plus les besoins, en fer notamment. À l'intérieur de cette fenêtre, le moment se décide avec le médecin qui suit l'enfant, en regardant sa maturité — tenue de la tête, intérêt pour la cuillère, disparition du réflexe qui lui fait repousser tout ce qui entre dans sa bouche.
Le lait reste le repas principal
Jusqu'à un an, le lait — maternel ou infantile — demeure l'apport majeur. Les premières cuillères sont des découvertes de goût et de texture, pas des repas de remplacement. Un aliment à la fois, en petite quantité, sans forcer : il faut souvent plusieurs présentations avant qu'un légume soit accepté.
Les allergènes ne se retardent plus
C'est le renversement le plus important de la dernière décennie. On conseillait autrefois de repousser l'œuf, l'arachide ou le lait de vache ; les données montrent l'inverse. Une introduction précoce, entre quatre et six mois, une fois la diversification commencée, réduit le risque d'allergie. On les propose un par un, en petite quantité, en surveillant les 24 à 48 heures qui suivent.
Purées ou morceaux
Deux façons de faire coexistent : les textures lisses puis moulinées à la cuillère, et la DME, où l'enfant porte lui-même à la bouche des aliments mous taillés en bâtonnets. Elles se mélangent très bien. La DME suppose que l'enfant tienne assis avec un bon maintien du tronc et qu'il ne repousse plus les aliments avec la langue — ce qui arrive rarement avant six mois.