Un nourrisson respire par le nez
Presque uniquement, avant six mois : la bouche ne prend pas le relais. Un nez encombré gêne donc autant pour boire que pour dormir. Et l'enfant ne se mouchera pas seul avant deux ou trois ans — jusque-là, c'est l'adulte qui dégage. Les occasions ne manquent pas : six à dix rhumes par an avant l'âge scolaire, avec un pic entre six mois et trois ans.
Le sérum physiologique fait le travail
Bébé sur le côté, la tête maintenue, une unidose vidée dans la narine du dessus : le sérum décolle les sécrétions et les fait ressortir par l'autre narine. C'est ce geste-là qui débouche, et c'est le seul recommandé à la maison. Le mouche-bébé passe ensuite, pour reprendre ce qui est arrivé à l'entrée des narines. Sur un nez sec, il ne ramène rien.
Quatre à six lavages par jour
Jusqu'à huit ou dix quand le nez est très encombré. Deux moments comptent plus que les autres : avant chaque repas, et au coucher. Une unidose sert pour une seule narine, puis se jette — elle n'est plus stérile une fois ouverte. Les aspirations restent brèves, et l'embout se pose à l'entrée de la narine sans y entrer.
Poire, embout buccal, électrique
La poire est le modèle le plus simple, et le plus difficile à sécher : l'humidité y stagne et rien ne se voit de l'intérieur. L'embout buccal — un embout dans la narine, un tube souple, un filtre jetable, et c'est l'adulte qui aspire — dose de lui-même, puisque la force vient du souffle ; il coûte 6 à 10 €. L'électrique supprime ce geste et libère une main, pour 40 à 60 € ; il est bruyant, et ses puissances hautes sont prévues pour un enfant plus grand.
Et les petites croûtes de sang ?
Elles sont fréquentes après un lavage, et sans gravité : la muqueuse est fine, la tête bouge, l'embout frotte. La caler d'une main en évite l'essentiel. Ce qui justifie un avis est d'un autre ordre — un enfant qui refuse de boire, qui respire vite ou par à-coups, qui se creuse sous les côtes ; avant trois mois, la fièvre suffit. La bronchiolite débute comme un rhume banal.