Tous les gestes n'ont pas le même poids, et deux postes écrasent tous les autres. Un enfant en couches jetables produit de l'ordre d'une tonne de déchets jusqu'à la propreté : c'est de très loin le premier. Le textile vient ensuite, par le volume acheté puis rapidement délaissé. À côté, la brosse en bambou et le hochet en caoutchouc naturel sont sympathiques mais marginaux.
Les couches lavables méritent donc l'essentiel de l'attention — et un conseil contre-intuitif : n'en prenez pas trente d'un coup. Les modèles TE1, tout-en-un, et TE2, avec insert séparé, ne conviennent pas aux mêmes morphologies ni au même rythme de lavage, et un jeu complet acheté avant la naissance finit souvent revendu. Quelques-unes, de deux ou trois types, permettent d'essayer d'abord.
La seconde main règle le reste, à deux exceptions près qu'il faut connaître : le matelas, qui s'affaisse et ne se reprend pas, et le siège auto, qu'un choc endommage de façon invisible. Vêtements, mobilier, jouets, transat se trouvent très bien d'occasion. Et le geste le plus efficace de cette page n'est pas un produit écologique mais un produit évolutif : un lit, une chaise ou une poussette qui traversent trois ans suppriment un achat entier.