Les premières semaines sont la période la moins équipée et la moins offerte de toute l'aventure. Tout converge vers le bébé, alors que ce sont les parents qui dorment quatre heures par nuit. Rien n'interdit pourtant de faire figurer sur une liste de naissance des choses qui vous sont destinées : la plupart des proches cherchent surtout à être utiles, et ne savent pas comment.
Le post-partum se prépare mal dans l'urgence, et c'est là que le besoin est le plus concret. La rééducation du périnée, prise en charge, commence six à huit semaines après l'accouchement ; d'ici là, le confort tient à peu de choses — de quoi s'asseoir, de quoi soulager, des vêtements dans lesquels on se sent bien. Un moyen de portage joue un rôle à part : il rend les mains libres, et c'est la journée entière qui en dépend.
Vient enfin ce qui fait gagner du temps sur les repas, la première chose qu'on abandonne quand la fatigue s'installe. Et le plus utile n'est pas toujours un objet : des heures de ménage, des repas livrés ou une carte cadeau se demandent aussi bien qu'un produit, et c'est souvent ce dont on se souvient le mieux un an plus tard.