Commençons par ce qu'aucune fiche produit n'écrira : un objet connecté ne remplace ni une surveillance ni un avis médical. Les capteurs de respiration et de mouvement vendus aux jeunes parents n'ont jamais démontré qu'ils prévenaient quoi que ce soit, et les sociétés savantes ne les recommandent pas. Ils produisent surtout des alertes qui n'en sont pas, et rassurent au prix de nuits plus agitées — l'inverse du but recherché.
Ce qu'on attend réellement d'un babyphone est plus modeste : voir et entendre depuis une autre pièce. Deux critères, rarement mis en avant, décident de sa qualité. Le mode de transmission d'abord : une liaison radio dédiée, de type DECT, fonctionne sans box, sans compte en ligne et sans coupure Internet, là où un modèle Wi-Fi dépend de tout cela. Ensuite le devenir des images — hébergement, durée de conservation, qui y accède — pour un appareil qui filme votre enfant chez vous.
La portée annoncée, enfin, se mesure toujours en champ libre : dans un appartement avec deux murs porteurs, comptez nettement moins. Un objet plus discret mérite sa place ici : la veilleuse pilotable depuis le lit. Ne pas rallumer la pièce à trois heures du matin change une nuit davantage que n'importe quel capteur.